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Je suis Sonya, 19 ans, tu ne me connais pas et il en sera ainsi jusqu'à la fin.
Ce blog est anonyme,mes amis n'en connaissent pas l'adresse.
Tout ce que je n'ose pas dire dans la "vraie vie", tout ce que je ne peux confier atteri ici, dans une de mes deux rubriques (bonheurs ou malheurs de Sonya).
Toutes les anecdotes comptées sont bien réelles (si des gens avaient des doutes... ils sont rassurés).
Je vous laisse découvrir ma petite vie, parsemée d'embûches mais que je n'échangerai pour rien au monde.
Si mes "aventures" en inspirent quelques uns, laissez un commentaire (intelligent si possible). Sinon, abstenez vous et dirigez vous vers la crois rouge en haut à droite. Pour les moins dégourdis, servez vous d'un GPS...le rouge c'est visible de toute façon...
La vie n'est pas rose tous les jours, certes, mais elle s'acharne sur certains d'entre nous. L'insouciance, la naïveté, m'empêchaient étant petite de réaliser ce que mes parents et moi même étions en train de vivre. A ma naissance, mes parents avaient une situation confortable. Nous vivions dans une banlieue chic et tranquille à l'ouest de Lyon. Nous avions un bel appartement, un beau cadre de vie jusqu'à ce que le propriétaire de l'immeuble décide de vendre son bien. L'acquisiteur demanda l'évacuation des appartements pour réaliser des travaux. Sans situation de rechange et après avoir épuisé les rares aides de l'Etat, on nous proposa de résider à l'hôtel pendant quelques mois. Avec une chambre pour trois personnes, un réchaud à gaz sur le balcon comme cuisinière, la situation devint vite inconfortable. C'est alors que les services sociaux nous proposèrent un logement en plein centre de lyon. Inespéré! En 1990-91, nous prîmes possession des lieux. Cela me paraissait immense à côté de l'hotel mais ce n'était qu'un 20 mètre carré, sans WC ni salle de bain. Vous avez bien lu! Les toilettes se situaient au même étage, sur le palier et ne fermaient pas à clé. Lorsque les voisins montaient pour rentrer chez eux, ils fallaient se faire discret. Etant petite, ces WC me terrifiaient car il y avait plein de bestioles, d'araignées surtout. Il s'agissait de WC à la turc. J'avais peur de tomber dans le trou. De plus, les odeurs étaient tellement fortes que ma maman me mettait du parfum sur les narines pour que je puisse entrer. Comme je le disais précedemment, il n'y avait pas de douche ni de baignoire. Moi, j'étais petite. Je pouvais tenir dans l'évier, un grand cube de marbre bien solide. Mais pour mes parents, c'était une autre paire de manche. Je ne me rapelle plus comment ils se débrouillaient et je n'aborde pas le sujet à la maison car c'est une époque taboo chez nous. Ils devaient faire une toilette de chat, se débarbouiller au gant. Mais le plus terrible, ce qui me terrifiait le plus, ce qui nous répugnait pas dessus tout, c'était la colonie de cafards qui infestait l'appartement. Des cafards de partout, rampant sous les meubles, grimpant sur les murs... Nous n'avions pas la télévision, pas le téléphone, pratiquement aucun meuble... La seule fois ou j'ai évoqué notre situation, c'était pendant un cours d'activité manuelle au CE1. Les autres enfants sont allés le répéter au maître et je me suis pris un savon car ce dernier pensait que je mentais. La rue que j'habitais était aussi pitoyable que mon appartement. Nous étions situés en plein quartier chinois avec les restaurants bas de gamme et les épiceries glauques à la lumière blafarde. Il y'avait bien évidemment la mafia chinoise, des prostitués et du traffic de drogue. J'avais beau être petite, j'étais loin d'être innocente. Mais malgré tout, c'était une rue ou je me sentais en sécurité. Il y avait le traditionnel clochard, la mascote du quartier. Il "résidait" en bas de chez nous et avait pris ses quartiers dans un renfoncement entre un restaurant et une épicerie. C'était un homme bizarre mais brave, alcoolique sur les bords. Il est mort seul, en bas de mon immeuble, dans le froid. Personne ne s'en est rendu compte sur le coup. Tout le monde pensait qu'il dormait mais au bout de deux jours, on ne l'entendait plus crier, délirer, parlementer dans le vide. On a commencé à se poser des questions. Il a été enterré dans l'anonymat dans la fosse commune. Malgré tous ces problèmes, mon père que je ne voyais quasiment jamais puisqu'il travaillait la nuit, les tensions palpables entre mes parents, l'insalubrité de l'appartement, j'ai de beaux souvenirs. Mais les mauvais entachent vraiment le tableau. Quoi qu'il en soit, notre déménagement quelques années plus tard a été une vraie bouffée d'air (qui n'a pas duré longtemps). à suivre...
Le Jeudi 09 Octobre 2008Poster un commentaire
Aaahhh les vendanges! Quand on dit que être vendangeur n'est pas une partie de plaisir, je confirme. Non non, ce n'est pas un mythe. On ne dit pas ca pour éloigner les petites parisiennes manucurées dont la seule motivation est le financement de leur nouveau sac Gucci. Il s'agit d'un vrai travail physique. J'ai passé une semaine dans le beaujolais à couper du raisin, nourrie, logée (mais pas blanchie). Lever O6H30, vendanges de 07H30 à 12H00 et de 13H30 à 17H30. Le travail n'est pas très dur en lui même. En effet, pas nécessaire d'avoir fait polytech pour couper des raisins. Je dirais que c'est un travail de longue haleine (oui parce que 24 hectares à 20...), répétitif (un raisin, deux raisins...) et très fatiguant. En un jour, vous passez de l'adolescente sportive à tous les stades de l'évolution. Je vous explique. Vous descendez les marches d'escalier: position de femme enceinte; vous montez les escaliers: position de grand mère qui tient une canne; vous vous levez de votre lit: position d'arrière grand mère qui s'extirpe de son duvet. Pour vous dire, à la place d'une rampe était installée une corde dans les escaliers si bien que l'on montait en rappel. Le but des vendanges: On se met à deux par rangée, chacun d'un côté et on coupe le raisin. Au fur et à mesure, notre sceau se remplit donc on appelle le jarelot qui porte une hotte (oui c'est ca, comme le père noël). Une fois finie, on redescend la rangée et on recommence. Pour se distraire, on fait des jeux, on discute, mais du moment ou tu commences à faire des jeux de mots débiles avec le raisin, c'est fini, tu es lobotomisé! Exemple de jeux de mot: j'en ai plein la grappe (au lieu de j'en ai marre). Ce qui compense l'effort, c'est la bonne ambiance. Oui parce qu'après le boulot, certes on dort, mais on fait aussi la fête! Entre les bouteilles de vin, la guitare, l'armonica et les jeux de groupe, les dégustations de crus et les batailles de raisins pourris, il ne peut en être qu'ainsi. Il n'est pas faux de dire que les vendanges attirent une foule de travailleurs atypiques. Parmis nous, il y avait 3 comoriennes qui ne parlaient que 2 mots de français et des marginaux. Quand je dis "marginaux", j'entends des personnes au chômage, sans de domicile "officiel" qui passent leur temps libre à boire du beaujolais, à fumer des joins et à raconter des blagues de cul. Quoi qu'il en soit, il est bien plus agréable de faire les vendanges que de travailler chez MacDo. On respire le bon air tout en travaillant dans un cadre champêtre. Certes, on ne sent pas la frite mais le raisin, ça tache! De plus, j'en connais certaines qui seraient rebutées à l'idée d'avoir les mains collantes toute la journée (à cause du jus de raisin). J'ai eu de la chance d'avoir beau temps toute la semaine mais l'année dernière, ce n'était pas le cas. Imaginez-vous, sous la pluie, avec un ciré et des bottes, essayant de distinguer les grappes de raisin au milieu des feuilles...Je vous parie que vous ne tenez pas 2 jours! Si cela amuse quelqu'un, qu'il compte le nombre de fois ou j'ai écrit le mot "raisin". Avec mon groupe, nous avons tenté le jeux du "je ne prononce pas le mot raisin pendant une heure et je le remplace par "bip""... ça a bien marché...pendant vingt secondes...!
Le Vendredi 03 Octobre 2008Poster un commentaire
Les bonheurs de Sonya... qu'en dire? Il est rare que je vive des moments de bonheur intense. Je ne connais que rarement ce sentiment de plénitude ou l'on trouve tout beau, génial, grandiose. Si vous demandez à mes amis de me décrire, ils vous diront ceci: "Sonya est une fille sociable, enjouée, attentionnée, généreuse, rigolote...". Oui, c'est bien moi...en surface. A l'intérieur, je ne suis pas comme ça. Je joue sur les apparences. Comme dirait un ami, je porte un masque. Comme je parle beaucoup (bon d'accord énormément), tout le monde pense me cerner très vite. Mais en réalité, je ne dévoile rien. Dès que l'on me pose une question personnelle, je dérive la conversation comme je sais très bien le faire. Je met des barrières car la vraie "moi" n'intéresserait personne (à part un psy...et encore). Personne ne me voit triste, personne ne me voit pleurer et cela me va très bien. Cela me déshumanise en quelque sorte mais peu importe. Beaucoup de mes amis, même mes parents se reposent sur moi car je renvois l'image d'une personne forte, sûre d'elle. Certains ne se gênent pas pour me faire des remarques blessantes puisque selon eux, leurs paroles ne m'atteignent pas. Je suis l'épaule de beaucoup de monde mais personne n'est la mienne. C'est mon choix et je ne regrette rien. Parler de moi m'exposerait et je n'y tient pas. Je ne tiens pas à être fébrile, je ne tiens pas à être "protégée". Il est vrai que parler de mes sentiments, de mes problèmes me soulagerait de temps à autre mais je ne suis pas comme ca. Il n'y a qu'avec une seule personne que je peux m'exposer de temps en temps. Mais cette personne ne me plaint pas. Bien au contraire, elle ne me dit jamais "ne t'inquiète pas, ca va s'arranger". Elle m'écoute mais n'a aucune compassion. Elle me met face à la réalité, me propose des solutions rationnelles puis on parle d'elle. Il est vrai que j'aimerai être rassurée, être prise dans les bras de quelqu'un et me mettre à pleurer mais la vie n'est pas un film romantique américain. Dans cette section de mon blog, j'évoquerais des situations qui m'ont vraiment marqué, des évènements qui ont rendu ma vie moins monotones. Bonne lecture !
Le Mardi 30 Septembre 2008Poster un commentaire
Mes vacances ne sont pas celles de monsieur et madame tout le monde. Certes, j'aimerai être un electron libre qui papillone à droite à gauche dans le monde entier, qui revient bronzée et reposée...mais ce n'est pas le cas. J'envie la plupart de mes amis car eux peuvent se le permettre. La plupart de mes relations, je me les suis faites au lycée privé. Pratiquement tous les élèves étaient issues des classes aisées. Leurs parents ralaient tous car ils payaient l'ISF (comme mes parents aimeraient râler pour ça!)... c'est pour dire. La majorité d'entre eux n'a aucun soucis à se faire car leur avenir est assuré. Malgré leur niveau très médiocre, ils reprendront l'entreprise de papa et hériteront d'un patrimoine assurant un futur confortable pour les trois générations à venir. Ils peuvent donc, après une année de dur labeur, enfiler leur maillot de bain et plonger dans les eaux des iles tropicales. Et pour mieux montrer leur bonheur, ils postent les photos de leurs exploits estivales sur facebook pour mieux vous montrer ce que vous ratez en étant pas avec eux... Quoi qu'il en soit, mes vacances s'annonçaient bien à la base. On m'avait proposé 5 boulots différents dans des colonies de vacances (dont une outre-atlantique). J'avais des invitations un peu partout (dans le sud, à la montagne..). Mais j'ai tout lâché quand mon père m'a annoncé qu'il m'envoyait un mois à Vancouver... ce qui n'est jamais arrivé. Ce qu'il faut comprendre, c'est que mon père est un grand enfant irresponsable. Dieu sait que je l'aime mais des fois y'a pas à dire, c'est pas un cadeau. Il ne sait pas gérer un budget, préfère dépenser que tésoriser... Sa parole est censée être sacrée mais il ne respecte jamais ses engagements. J'oubliais... c'est le roi incontesté du mensonge en tout genre. Le problème: il ment pour tout et rien même quand il sait qu'il ne pourra pas maitriser son mensonge et qu'à terme, ça fera souffrir quelqu'un. Et à chaque fois, je me fais avoir. Quoi qu'il en soit, je devais partir le 10 juillet mais le 10 aout, j'étais toujours à Paris. Entre temps, il m'avait inventé plein de raisons qui faisaient que le vol était annulé ou que l'organisme responsable de mon séjour s'était trompé en reservant ma famille d'acceuil. J'ai téléphoné à l'organisme en question et j'ai recu une douche froide en apprenant que rien avait été réglé pour mon séjour. Mon père venait chaque semaine prendre une brochure et dire aux secrétaires qu'il reculait ma date de départ. Je ne lui ait pas dit que je savais tout car ça aurait fini en drame... mais je n'en pense pas moins. Ce qu'il faut savoir, c'est que mon été a vraiment été horrible. Pendant plus d'un mois, j'ai vraiment espéré partir à Vancouver. Je ne joue pas ma petite enfant gâtée en disant ça car ce n'est pas moi qui ai proposé ce voyage. Initialement, je voulais bosser pour financer ma rentrée et me payer un petit voyage entre amie fin aout. Nerveusement, ça a été éprouvant car à la veille de mon supposé départ le 10 juillet, ma valise était bouclée, mon appartement nettoyé, mon frigo débranché... Mon père devait me rejoindre le lendemain avec mon billet d'avion. Quoi de plus décevant que de recevoir un coup de téléphone le matin même du départ m'annonçant que finallement mon départ était reculé d'une semaine. Et chaque veille de départ, trois fois de suite, mon départ a été reculé d'une semaine. J'ai donc passé un mois et demi toute seule avec des chats pour seule compagnie. Quoi de plus déprimant qu'être seule en plein été, alors qu'il pleut et que tous vos amis s'éclatent aux quatre coins du monde??? D'autant plus que j'avais vraiment besoin de voir autre chose, de respirer un air différent après cette année éprouvante. Je commençais à bouillir intérieurement. Surtout que le 1er septembre, des réjouissances m'attendaient: 3 semaines de rattrapages de partiels pour bien attaquer la rentrée! Nous sommes le 19 septembre (la preuve: la starac nous a envahi de nouveau) et je viens de finir mes rattrapages. Je me sens libérée, c'est incontestable. Pour moi, les vraies vacances commencent. J'ai deux semaines de liberté avant ma vraie rentrée alors je pars faire les vendanges. Je sais bien, il ne s'agit pas ici de vraies vacances puisque je vais travailler. En plus, physiquement, être vendangeuse n'est pas une partie de plaisir mais comme on dit, il faut ce qu'il faut! Et puis, le cadre est sympa, l'air est respirable et il y aura surement une bonne ambiance...d'autant que je pars les faire avec une amie! Quoi qu'il en soit, je retiens la leçon pour les années à venir. On est jamais aussi bien servi que par soit même. Mon but cette année outre réussir mon année de droit: économiser assez d'argent pour partir 2 mois à l'étranger. Alors un maître mot: motivation!
Le Samedi 20 Septembre 2008Poster un commentaire
Je vis avec 400 euros par mois et je ne suis pas aidée par mes parents. En effet, ils ont deja du mal avec leur propre budget; il serait égoiste de leur demander quoi que se soit d'autant que c'est moi qui ai décidé de partir vivre à Paris. Mes dépenses: 115 euros de loyer-internet-téléphone, 80 euros d'abonnement RATP, 150 euros pour la nourriture pour le mois, 50 euros pour les dépenses scolaires par mois (livres, feuilles, encre), 20 euros de téléphone portable, 20 euros pour les dépenses imprévues et urgentes. Rien est consacré à la détente, aux loisirs, aux soins... C'est pourquoi, un étudiant boursier doit pouvoir travailler. Mais ce n'est pas si simple. Un étudiant boursier ne peut pas travailler plus de trois mois et ne doit pas gagner plus de 2500 euros par an. Sinon, l'argent gagné est imposable et sa bourse sera diminuée les années suivantes. Mais l'argent qu'il aura gagné en 2008 sera dépensé en 2008. La boursé diminuée sera celle de 2010. Cherchez l'erreur. L'argent dépensé en 2008 ne compensera pas la diminution de la bourse de 2010. Un étudiant boursier ne peut donc pas améliorer sa situation financière. C'est pourquoi j'ai opté pour le travail au black (baby-sitting, aides aux devoirs, ménages...). Certes, l'argent ne fait pas le bonheur, mais ça aide un peu vous pensez pas?
Le Lundi 15 Septembre 2008Poster un commentaire
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